Malgachoscopie : partie 1

Publié le par xavier

malgachoscopieBon, il fallait bien un dernier mais j'ai deux excuses....

- la première banale, j'étais tellement débordé la semaine dernière. Le comble, c'est que j'ai passé une partie de mon temps à évangéliser sur le lancement du programme de "Entrepreneurs : faites le choix de l'économie numérique" du Web 2.0, les flus Rss, les podcasts, les pages personnalisées de Google...sur le génie français (;=) du concepteur de Netvibes...tout en ne lisant pas mes flux... Je me rattraperai, je vous prépare une page spéciale "Madagascar" avec des d'outils mais dans combien de temps ...

- la deuxième !! Je ne suis pas malgache d'andafy, ni malgache du tout donc pas concerné...elle est bonne l'excuse non ? Mais je pourrais vous dire, relater un certains nombres de choses malgré tout (vous verrez cela dans la partie 2 qui me concerne).

Alors pourquoi ce billet ?
Tout simplement parce que je suis marié à une malgache et dans les embouteillages parisiens du matin, j'ai discuté avec elle et voilà ce que j'ai retenu d'essentiel.

1. Le départmadareans
Elle est partie en septembre 1984, date à laquelle la malgachisation devenait plus intense et dans cette période de troubles où les français partaient...beaucoup de personnes hésitaient à commencer l'université.
Certaines personnes disaient même qu'il y avait des prof russes que l'on ne comprenait pas toujours...
Une période de crise économique aussi..etc.
Donc départ sans l'envie vraiment, presque poussée, incertitude, doute, inquiétude mais aussi et malgré tout la soif de découverte.

2. L'arrivée à Parisfrance
Pas de surprise avec les escalators, contrairement à des amis de provinces malgaches, car il y en avait déjà un à Tana.

Les surprises :

- Les centres commerciaux parisiens ..pas comparables au simple supermarché Prisunic à Antaninarinena.
- Devoir dépenser ses économies dans tant de vêtements pour l'hiver...il fera si froid que celà ?
- La difficulté pour s'adapter à la monnaie...pendant les boulots d'été
- Le fait de payer même lorsque l'on est invité au restaurant...contrairement à  Madagascar (;=))

3. L'arrivée dans le sud de la France.

- La neige
L'hiver 1984 fut exceptionnel puisque depuis longtemps il n'avait pas neigé.
L'incrédulité au réveil de sa famille lorsqu'elle dit : "il neige ! C'est çà la neige..." et elle avait raison mais tout le monde se moquait d'elle à tort !

- L'accent
Déposer de l'argent dans son compte avec un bordereau lorsque  l'on ne comprend pas les guichetiers du sud avec leur accent... au point d'en "user" deux ou trois très sympathiques et de leur demander d'écrire ce qu'il disent sur un papier !!

- Le racisme
Premier boulot d'été...mais c'est une asiatique noire ! Etrange, elle est noire mais avec des cheveux lisses...
Une des grandes différences entre les gasy du pays et les andafy, c'est le teint, le bronzage...
C'est une des choses qui vous font reconnaitre immédiatement.
Pourtant ma femme est merina, mais des asiatiques très bronzés pas si fréquent que cela.
Après quelques mois... mais finalement tu n'es pas noire...glurp...Quand on pense aux africains qui vivent en France et qui doivent subir celà de temps en temps...

apatride4. Les passages à Dago (Mada)

La sensation qu'elle a est étrange, un mélange de sensations.

- D'une part, c'est son pays..donc pas de surprises, de découvertes, comme dans d'autres pays.
Un sentiment d'appartenance, d'habitudes etc.
- D'autre par, la sensation d'être étrangère, je vous le disais on reconnait assez facilement un malgache étranger...pourquoi ?

 
Les vêtements ? La façon de s'habiller ?

Je pensais aux vêtements qui ne ressemblent pas toujours à ceux qui existent sur place...mais cela n'est pas vraiment le vêtement, on trouve tout à Madagascar et des vêtements à la mode mais davantage la façon de s'habiller c'est sur que cela joue mais pas tellement.

Le teint ?

Le teint, ça cela compte... car les malgaches vivant à l'étranger sont moins foncés.

L'accent ? La façon de s'exprimer ?

L'accent ..non ! car on ne peut pas oublier sa langue maternelle (même si certains veulent le faire croire) mais davantage la façon de s'exprimer et de faire passer un message...mais encore et surtout semble-t-il, pour elle, l'écart de mentalité...

Sans renier, sans dire que c'est mieux à l'étranger, etc. l'écart existe au point où elle me dit qu'elle aurait beaucoup de mal à réintégrer ce monde malgache s'il fallait y vivre longtemps à cause de la mentalité...on change souvent quand on part...peut-être pas toujours si on n'accepte pas de s'intégrer à la culture étrangère...

Conclusion ?

Ni plus vraiment malgache, ni pas vraiment française...elle se sent un peu apatride ou mieux citoyenne de la terre..prête à arpenter les sentiers du monde... Si vous avez un travail intéressant à proposer, faites moi signe ...nous partons

Publié dans Histoire

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